Lit à baldaquin des rois de France

À partir de la Renaissance le lit devient un meuble à part entière où l'ensemble des classes sociales y passent le plus de temps. Non seulement, car c'est l'endroit le plus douillet et confortable, mais également pour des raisons pratiques afin de ne pas trop encombrer les pièces. Ce changement de mode de vie s'affirme d'autant plus chez les plus riches et puissants de la société. Car c'est désormais principalement dans le lit qu'on reçoit et travaille. L'occasion est donc parfaite pour développer le lit à baldaquin. Afin d'en faire un objet nouveau. Structure ornementale de prestige, composée de larges colonnes tenant un voile de protection. Chaque roi possédait son luxueux lit à baldaquin. Découvrez ainsi le lit à baldaquin des plus marquants dirigeants de France et reprenez contact avec la vie de ces grands personnages historiques !

 

 

 

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Commençons par le lit à baldaquin du célèbre roi de la Renaissance, François 1er. Totalement fabriqué en noyer sculpté, ce lit est composé de quatre quenouilles reliées par quatre traverses. Ses sculptures sont une allégorie de la paix et de la guerre. Les quenouilles de tête sont ornées de deux guerriers qui sont Mars et Bellone. Les quenouilles de pied présentent une superposition de motifs de balustres, de fûts et de bagues magnifiés d’ornements végétaux. Elles soutiennent le ciel de lit qui est aussi en bois, composé d’une alternance de modillons et de mascarons reliés par des guirlandes et formant une corniche. Ce lit à baldaquin couvert d’une parure moderne en velours de coton coupé de couleur verte mesure 267 cm de haut, 216 cm de long et 159 cm de large. 

Ce lit est entré dans les collections publiques de l’État français en 1843 et constituait un des meubles principaux du musée de Cluny. En 1911, il fut déposé par le musée de Cluny au château de Chaumont-sur-Loire, dépôt auquel il a été mis fin en 2006. Puis un nouveau dépôt a été consenti par le musée de Cluny au musée national de la Renaissance en 2007. Après une légère restauration, le lit a été exposé dans la salle dite des « broderies de l’Arsenal » au premier étage du pavillon nord-est du château d’Écouen où il est encore visible de nos jours.

 

 

 

  François 1er est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims. Il règne jusqu’à sa mort en 1547. Fils de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie, il appartient à la dystasie capétienne dans la branche de Valois-Angoulême. François Ier est considéré comme le roi emblématique de la période de la Renaissance Française. Son règne permet un développement exponentiel des arts et des lettres en France. Sur le plan militaire et politique, le règne de François Ier est ponctué de guerres et d’importants faits diplomatiques dans toute l'Europe.

Durant le majeur parti de son règne Charles Quint fut son principal rival et doit compter sur les intérêts diplomatiques du roi Henri VIII toujours désireux de se placer en allié de l’un ou l’autre camp. François Ier enregistre succès et défaites, mais interdit à son ennemi impérial de concrétiser ses rêves, dont la réalisation toucherait l’intégrité du royaume de France. L'opposition globale des deux souverains catholiques amène à de lourdes conséquences pour l’Occident chrétien. Car non seulement elle facilite grandement la diffusion de la Réforme protestante naissante et surtout permet à l'Empire musulman Ottoman de s'installer aux portes de Vienne en s'emparant de le majeur parti du Royaume Hongrois.

 

Sur le plan de la gestion intérieur, son règne coïncide avec l'accélération de la diffusion des idées de la Réforme. La constitution de ce qui aboutira sous les Bourbons à la monarchie absolue et les besoins financiers liés à la guerre et au développement des arts induisent la nécessité de contrôler et optimiser la gestion de l'État et du territoire. François Ier introduit une série de réformes touchant à l'administration du pouvoir et en particulier à l'amélioration du rendement de l'impôt, réformes mises en œuvre et poursuivies par son successeur Henri II.

 

 

 

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Conservé dans le château de Pailhès en Ariège, voici un des lits à baldaquin d'Henri IV. En effet, ce roi au train de vie luxueux, avait l'habitude de s'offrir de nombreux objets de prestige dont les lits les plus clinquants du Royaume de France. Celui-ci est en chêne sculpté, recouvert de feuille d'or. Avec divers motifs royaux et de représentation de la nature.

Avant d’être roi de France, Henri IV fut roi de Navarre, sous le nom de Henri III, et comte de Foix. Bien qu’il n’ait jamais vécu dans son comté, il y séjourna à plusieurs reprises entre 1572 et 1587. C’est au château de Pailhès, situé à l'extrême nord de Foix, que fut conservé jusqu’en 1990 ce lit remarquable du XVIIe siècle. Le souverain entretint des relations privilégiées avec Jacques de Villemur-Pailhès et le nomma gouverneur du comté en 1566. L’aménagement d’une chambre du roi au sein du château n’avait donc rien donc de surprenant et témoigne du prestige de cette seigneurie.

 

À ce jour, aucun document connu n’atteste de la date de commande ou d’installation du lit à baldaquin. Conservé aujourd’hui au château de Foix, il a subi une importante restauration entre 1994 et 1998 tant au niveau du châlit que de ses garnitures textiles. L’étude de ce lit montre qu’il s’agit d’un meuble composite. Le châlit en bois a été réadapté à une époque inconnue, puis lors de sa restauration, de manière à adapter les deux garnitures de lit qui le composent. Dans le cadre du nouveau musée du Château de Foix, le lit est en cours d’étude et de restauration et sera présenté dans une "chambre de période" évoquant une chambre d’apparat méridionale du XVIIe siècle. Les conditions de présentation, et d’éclairage notamment, seront adaptées à la conservation préventive pour les textiles historiques.

 

 

 

Henri IV dit « le Grand », est né sous le nom d'Henri de Bourbon le 13 décembre 1553 à Pau et mort assassiné le 14 mai 1610 à Paris. Il devient à 36 ans en1589, roi de France sous le nom d'Henri IV. Il réunit ainsi les dignités de roi de France et de Navarre et est le premier roi de France de la maison capétienne de Bourbon.

Fils de Jeanne d'Albret, reine de Navarre (elle-même fille de Marguerite d'Angoulême donc nièce du roi François Ier), et d'Antoine de Bourbon, chef de la maison de Bourbon et descendant du roi Saint Louis, Henri de Bourbon est premier prince du sang et, en vertu de la « loi salique », le successeur naturel des rois de France de la Maison de Valois. Ils meurent sans descendance mâle légitime, ce qui a été le cas de tous les fils d'Henri II. Malgré un baptême catholique, il est élevé dans la religion réformée protestante. Son image sera terriblement ternie par son implication dans les guerres de Religion en tant que roi de Navarre et chef de la noblesse protestante. La majorité des Français ayant pour but d'unir autour d'un seul courant religieux, originel à la France. C’est-à-dire le catholicisme. Il abjure le protestantisme en 1572, juste après son mariage avec Marguerite de Valois, et alors que se déroule le massacre de la Saint-Barthélemy, mais y revient en 1576 après avoir réussi à fuir la cour de France.

 

Avec un règne remplit de conflit religieux, politique et diplomatique. Sa mort reste de loin l'évènement le plus marquant. Alors qu'il prépare une guerre contre l'Espagne, Henri IV est assassiné rue de la Ferronnerie, à Paris, par un catholique fanatique venu d'Angoulême. Il s'agit de François Ravaillac.

 

 

 

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Louis XIII dit "le juste" avait pour habitude de dormir dans cet élégant et sobre lit à baldaquin en noyer sculpté. Au vu de ses nombreux déplacements à travers le royaume. Louis ne voulait pas s'encombrer d'un lit trop lourd au multiple accessoire montable.

 

 

Son règne, marqué par la gouvernance du cardinal de Richelieu, principal ministre d'État, reste profondément marqué par l'affaiblissement des protestants, la lutte contre la maison d'Autriche et l'affirmation de la domination militaire française en Europe pendant la guerre de Trente Ans. De son mariage avec l'infante Anne d'Autriche, il a tardivement deux fils : le futur Louis XIV, et Philippe, duc d'Anjou fondateur de la maison Orléans. La naissance tardive de son premier fils est considérée par le couple comme « un don du Ciel », et amène le roi à signer le Vœu de Louis XIII, avant même la naissance de l'enfant. Comme la consécration du royaume de France à la Vierge Marie. 

Il est également connu comme étant le roi qui a fait naitre le légendaire Château de Versailles. Lorsqu'en 1623, il demanda à l'entrepreneur Nicolas Huau de lui élever un relais de chasse sur la colline dominant l'ancienne ville de Versailles. Très modeste, censé loger le souverain et les personnes l’accompagnant à la chasse, le bâtiment ne devait pas répondre totalement à ce qu'on attendait de lui. En effet, Louis XIII le remplaça peu après par un nouveau château. Les travaux de ce dernier furent confiés au talentueux architecte Philibert Le Roy qui, entre 1631 et 1633, éleva un château consistant en trois corps de bâtiment en U dotés de pavillons aux angles. Construit en brique et en pierre avec toiture d'ardoise. L'importance que prenait Versailles à ses yeux peut aussi se mesurer par l'achat, au même moment, de la seigneurie de Versailles et la construction d'un jeu de paume pour la pratique de cette activité très prisée par la Cour à cette époque.

 

 

En outre, la mémoire de ce roi est souvent éclipsée par celle de son brillant ministre Richelieu, Louis XIII régna à une époque charnière remplie de transformation. Il contribua à mettre fin définitivement à la féodalité en France et planta les racines de l'absolutisme français. Qui allait être incarné plus tard par son fils et successeur Louis XIV, le fameux Roi Soleil.

 

 

 

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À l'inverse de son père, le roi Louis XIV dit le Roi Soleil avait pour ambition et mission sacrée d'incarner Dieu sur la terre de France et d'être ainsi le plus grand roi d'Europe. Son lit devait donc être à la hauteur de son image. Dans toute l'Europe on copia non seulement le style majestueux du lit à baldaquin roi soleil, mais aussi l'ensemble du mobilier développé sous le "style Louis XIV"

Peu de temps après son couronnement, il choisit le château de Versailles, construit par son père, comme demeure royale officielle. Il fit de ce modeste bâtiment le plus grand et luxueux château au monde, symbole triomphant de la France et de son règne. Louis XIV s'installa à Versailles afin d'échapper aux troubles qui pourraient subvenir dans Paris. 

 

 

La chambre du roi fut réalisée sur l’emplacement de l'ancien salon de Louis XIII. Lors du règne de Louis XIV, elle subit de multiple modifications jusqu'à son achèvement en 1701. Avec l’établissement de la chambre du roi, la pièce devint le centre politique et idéologique du château : le souverain y dînait au « petit couvert ». Chaque jour avaient lieu les cérémonies du « lever » et du « coucher » du Roi, auxquels assistaient une centaine de personnes. Des officiers de la chambre et de la garde-robe, courtisans, diplomates, gouverneurs, etc. Le règne de Louis XIV fut marqué par sa magnificence et sa longévité. Devenu roi à 5 ans en 1643, il mourut en 1715. Sa chambre lieu ultime de prestige où se trouve un sol tapissé de velours, le fameux lit à baldaquin trône en son milieu, une table devant une cheminée, entourée de 3 fauteuils,12 tabourets et 2 carreaux (poufs) réservés aux membres de la famille royale et aux duchesses.

C’est vers 1490 que le lit à baldaquin est adopté. Construit avec des bois précieux, il est placé sur une estrade. Il a deux rôles utilitaires, préserver l’intimité et grâce aux courtines, rideaux qui peuvent clore complètement le lit et protéger du froid. Les armoiries royales s’étalent sur le ciel de lit, les oreillers et le dossier. À savoir que Louis XIV possédait plus de 400 lits qui se répartissaient dans ses nombreuses demeures royales. Il ne se contentait pas d’y dormir, mais y tenait souvent audience et y délivrait ses ordonnances. 

Une balustrade divise l’espace de la chambre d'une surface d'environ 40 m2, transformant l’espace autour du lit du roi en espace sacré. Pour les rituels royaux, du lever au coucher du monarque, qui sont public. Les courtisans s’y pressent en nombre. Ce cérémonial est totalement codifié dans ses moindres détails comme peut en attester le livre de l’historien Joël Cornette. C'est le grand valet de chambre qui à 8 heures réveille le roi. Son médecin entre puis ceux qui vont lui servir une tisane, lui faire toilette avec une éponge, lui faire choisir perruque et l’habiller. Pudique le roi cache son corps avec sa robe de chambre tenue par 3 valets. Vers 10 heures, Louis XIV, paré de son chapeau, de ses gants et de sa canne sort de sa chambre et la Cour s’ébroue. Peu avant minuit, le roi retourne dans sa chambre et commence publiquement, le rituel du coucher. De nombreuses archives expliquent que les soirées à Versailles ont une dimension particulière, remplie de magie. Le cérémonial se déroule donc dans une ambiance quasi divine. Le roi est mis à nu, accomplit une prière pour le royaume, revêt sa chemise de nuit, un noble qu’il a choisi, lui remet son bonnet de nuit et deux mouchoirs. Puis un autre gentilhomme lui remet une serviette humide avec laquelle il nettoie son visage et ses mains. Les seigneurs saluent le roi et prennent congé. Mais le roi n'est pas encore totalement seul !

 

 

 

Les valets sont omniprésents, parce que le roi les apprécie malgré leurs origines modestes et aussi pour l’utilité qu’il en fait. Il les prend comme messagers, confidents ou encore espions. Ce sont également les complices de sa vie nocturne en lui apportant si nécessaire bougeoir et pot de chambre. Aussi au lit de la reine ou se ses maîtresses. À l’aube, le roi entame la cérémonie du lever. Les historiens sont partagés sur le fait de savoir si le premier valet, Alexandre Bontemps, dormait dans la chambre royale, sur un lit pliant, et si son poignet était relié, par un ruban, à celui du roi. Relié au lit probablement, au roi, non.

Certes, la tradition faisait que beaucoup de seigneurs dormaient avec un domestique près de leur lit ou à leur porte. Mais si le lit fut important pour le roi Soleil, il le doit aussi à la maladie. Dès 1701, la goutte attaqua son pied gauche et au fil du temps, ce fut la gangrène, maladie mortelle, qui rongea sa jambe. Les dernières années de son règne ne furent que douleurs physiques. Si l’on en croit les écrits du marquis de Dangeau sur les derniers jours du roi, en août 1715, tout ce que le roi faisait, avait une saveur unique : nominations d’ambassadeurs, semaine sainte, promenade à Marly, nouvelles pièces de théâtre et arrêt de certains projets. Au même moment où toute l’Europe spéculait sur la date de sa mort. Le 1er septembre 1715, à 8 heures 23, après 72 ans de règne, le plus long de l’histoire de France, le roi soleil s’éteignit. 

 

Avant son dernier soupir, il prononça cette phrase : « je m’en vais, mais l’État demeurera toujours ».

 

 

 

 

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Le lit à baldaquin du roi Louis XVI est un lit à la polonaise, c’est-à-dire avec un ciel de lit ajusté de manière centrale.

Ce lit à pour autre particularité d'avoir deux chevets de même hauteur et d'être muni d'un petit dais ovale plus petit que la couche. Il soutient des rideaux attachés par des embrasses aux niveaux des pieds. Les montants qui soutiennent le baldaquin sont le plus souvent des tiges métalliques courbé en S. Elles sont emboîtées sur les quatre demi-colonnes du lit. On les enveloppe d'étoffe qu'on a soin de coudre par-dessus. Les rideaux les dissimulent pour s'y attacher. Ce mobilier de chambre était très apprécié dans les cours européenne à la fin du XVIIIe siècle pour sa forme à la fois élégante et gracieuse. En effet, les tentures, le décor du baldaquin, ses sculptures du châssis et les montants pouvaient être d'une extrême richesse. Le lit à la polonaise fut également fabriqué tout en métal.

 

 

Le règne de Louis XVI reste connu par l’avènement de la Révolution française. À partir des années 1770, la Cour vit ses dernières années à Versailles. Louis XVI a hérité en 1774 d’un royaume en grande difficulté. En 1789, pour résoudre une grave crise financière, il convoque au Château les états généraux. La même année, sous la pression du peuple, il quitte Versailles avec Marie-Antoinette, avant d’être guillotiné en 1793.

Héritant d'un royaume au bord de la banqueroute, il lance plusieurs réformes financières, notamment portés par les ministres Turgot, Calonne et Necker, comme le projet d'un impôt direct égalitaire, mais qui échouent toutes face au blocage des parlements, du clergé, de la noblesse et de la cour. Il fait évoluer le droit des personnes (abolition de la torture, du servage, etc.) et remporte une grande victoire militaire face à l'Angleterre, à travers son soutien actif aux indépendantistes américains. Mais l'intervention française en Amérique achève de ruiner le royaume.

 

 

 

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Ce lit à baldaquin symbole de puissance impériale suprême, n'est pas le lit dans lequel Napoléon 1er dormait pendant ses campagnes militaires. Notamment à cause de sa taille et de l'encombrement qu'il risquait d'apporter sur les routes. D'or et de vert vertu, il est tout de même entré dans l'histoire, comme étant le lit baldaquin officiel de l'empereur.

Napoléon Bonaparte, est né le 15 août 1769 à Ajaccio et meurt le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène. C'était un militaire et homme d'État français, premier empereur des Français, du 18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars au 22 juin 1815, sous le titre de Napoléon Ier.

 

 

Il réforme durablement l'État, en restaurant son autorité et sa primauté. La France connaît d'importances réformes, qui font de Napoléon l'un des pères fondateurs des institutions contemporaines françaises. En ce sens, les codifications napoléoniennes, dont le code civil de 1804, permettent de renforcer les libertés individuelles ou l'égalité des citoyens devant la loi. Cela en opérant une concorde de certains acquis révolutionnaires et la reprise de principes traditionnels issus de l'Ancien Régime. L'administration française est réorganisée, avec la création des préfets dans les départements. De même, une nouvelle monnaie émerge, le franc, tandis qu'est instaurée la Banque de France. Le Conseil d'État est également créé, tout comme les lycées. Napoléon tente également de renforcer le régime colonial français de l'Ancien Régime en outre-mer, en particulier avec le rétablissement de l'esclavage en 1802, ce qui provoque la guerre de Saint-Domingue (1802-1803) et la perte définitive de cette colonie.

 

 

 

On retient ainsi en la personne de Napoléon Bonaparte, l'incarnation de la volonté de puissance humaine et le génie militaire forgé par l'esprit Français ! Victor Hugo écrira de lui :

« Au commencement de ce siècle, la France était pour les nations un magnifique spectacle. Un homme la remplissait alors et la faisait si grande qu'elle remplissait l'Europe. Cet homme, sorti de l'ombre, était arrivé en peu d'années à la plus haute royauté qui jamais peut-être ait étonné l'histoire. Une révolution l'avait enfanté, un peuple l'avait choisi, un pape l'avait couronné. Chaque année, il reculait les frontières de son Empire... Il avait effacé les Alpes comme Charlemagne et les Pyrénées comme Louis XIV ; il avait construit son État au centre de l'Europe comme une citadelle, lui donnant pour bastions et pour ouvrages avancés dix monarchies qu'il avait fait entrer à la fois dans son Empire et dans sa famille. Tout dans cet homme était démesuré et splendide. Il était au-dessus de l'Europe comme une vision extraordinaire. »

 

 

 

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Le lit baldaquin de Napoléon III possède une forme assez rectiligne inspirée des styles Renaissance et Louis XVI. La ceinture est ornée de panneaux et les quatre colonnes droites soutiennent un baldaquin dont le couronnement forme une sorte d'entablement à frise et corniche.

 

 

Napoléon III est né le 20 avril 1808 à Paris. Prénommé Charles Louis Napoléon, il est le troisième fils de Louis Bonaparte, le troisième frère de Napoléon Ier et d’Hortense de Beauharnais. Hortense qui est la fille du premier mariage de l’impératrice Joséphine. Le mariage arrangé de ses parents n’étant pas très heureux, son père Louis, roi de Hollande de 1806 à 1810, vit le plus souvent séparé de sa femme et de leurs fils Napoléon-Charles (né en 1802, il meurt en 1807), Napoléon-Louis (né en 1804, il meurt en 1831) et Charles Louis Napoléon (que l’on appelle simplement Louis-Napoléon).

Après la chute de l’Empire en 1815, les Bonaparte doivent quitter la France. La reine Hortense choisit de vivre en Suisse, au château d’Arenenberg, de 1817 à 1826, puis en Italie à Rome. Elle élève son fils Louis-Napoléon dans la mémoire de l’Empire et dans le respect de la dynastie que Napoléon Ier a établie. Avec probablement déjà comme ambition de remettre un Bonaparte au pouvoir en France !

 

 

 

 

Découvrir également la fabuleuse histoire du lit à baldaquin !

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